Propagation films d’animation – réalisations des 3e

Propagation films d’animation – réalisations des 3e
Propagation films d’animation – réalisations des 3e

Propagation, diffusion, contamination, progression, les élèves sont invités à montrer les différents états d’une propagation visuelle.

La contrainte technique : photographier les étapes et les monter en stop motion. Quèsaco ?

Que veut dire stop motion ?

Stop motion : technique d’animation en volume ou animation image par image (stop motion et go motion en anglais) permettant de créer un mouvement à partir d’objets immobiles.

Le concept est proche de celui du dessin animé : une scène (en général constituée d’objets) est filmée à l’aide d’une caméra capable de ne prendre qu’une seule image à la fois (c’est une photographie sur pellicule de film). Entre chaque image, les objets de la scène sont légèrement déplacés. Lorsque le film est projeté à une vitesse normale, la scène semble animée.

Voici 44 films en stop motion des élèves montés par mes bons soins :

Propagation en arts plastiques 3e, Musique sous licence Creative commons True Gemini de par Rob Costlow Contemporary Piano

 

Et aussi, une vidéo intéressante de contamination trouvée sur viméo : http://vimeo.com/17485852

Comment fait-on ?

Ici les élèves ont photographié image par image. Certaines séquences possèdent plus de 70 photos animées par la suite avec le logiciel gratuit Windows Movie Maker. J’ai monté l’ensemble avec une version payante d’AVS vidéo Editor en ajoutant une musique sous licence créative commons.

Liens au programme :

1. La prise en compte et la compréhension de l’espace de l’œuvre :

A – Espace et temps : éléments constitutifs de l’œuvre

Acquisitions numériques : – De mettre en œuvre les matériels et différents logiciels à des fins de création, de diffuser des données.

Les questions à soulever :

– En quoi l’espace participe t’il à la création de l’œuvre ?

– Comment le temps devient – il une condition sinéquanone à l’existence de l’œuvre ?

– Comment l’espace et le temps prennent- ils part à la composition même de l’œuvre ?

– Comment l’artiste manipule t’il l’illusion pour se jouer du spectateur ?

– Comment les dimensions du support conduisent – elles à l’emploi d’outils, de gestes et de postures nouvelles ?

– Comment le dispositif de présentation dialogue t’il avec l’œuvre ?

Et le sens de tout ça ?

Et oui il n’y a pas plus explicite pour propager qu’une bonne vidéo sur le blog, Youtube et les réseaux sociaux ! La propagation des images peut aller jusqu’à devenir virale. Le dispositif de présentation fait bien écho au travail.

Il est relevé par les élèves que certaines vidéos font plus de sens que d’autres : celles basées sur la prolifération de magazines évoquent la diffusion de plus en plus rapide de l’information, celle sur la planète ajoute une notion de contamination, l’encre diffuse ou encore les champignons prolifèrent, les vêtements s’accumulent, et la palme de l’humour revient à la prolifération de carnets de liaison sur le bureau du prof. !

Les objets animés auraient-ils une âme ?

Quelques références artistiques :

Yayoi Kusama Artiste japonaise née en 1929, Yayoi Kusama réalise ses premières œuvres au début des années 50. Elle s’engage alors dans une production prolifique de dessins et d’aquarelles. Les métaphores sexuelles, qui seront présentes tout au long de sa production artistique sont déjà là, ainsi que d’autres motifs récurrents tels que les points (dots), les mailles, qu’elle s’obstine à répéter et accumuler, révélant ainsi clairement, plus qu’une démarche, l’état mental et psychique de l’artiste. La seule issue lui permettant de se « libérer » de ces obsessions est la pratique artistique, dans laquelle la répétition et l’accumulation de motifs agit sur elle comme une thérapie. Au début des années 60, Yayoi Kusama quitte le Japon pour les Etats-Unis et s’installe à New York jusqu’en 1972. En 1964 a lieu à la Galerie Gertrud Stein, la première installation environnementale de Yayoi Kusama : Aggregation, One Thousand Boats Show. Suivront d’autres « installations » où l’on retrouve les motifs des Infinity Nets de ses précédentes peintures, et les Dots. Puis viendront les Infinity Mirrors Rooms, où l’accumulation, thème cher à l’artiste, prend toute sa résonance avec l’utilisation des miroirs. (Extrait de Sèvres cité céramique )

Yayoi Kusama 2   Yayoi Kusama 1

Yayoi Kusama

Daniel Buren-260 colonnes

Daniel Buren, 260 colonnes noir et blanc installées en 1986 dans la cour du Palais-Royal à Paris. Quand les lignes se propagent à l’infini.

Imony Men 4

Imony Men

Imony Men 3

Imony Men 2

Imony Men

Imony Men 1

Imony Men propage ses post it sur les murs.

Tadashi Kawamata

Tadashi Kawamata

Chiaru Shiota

Chiaru Shiota

L’accumulation et la répétition sont aussi remarquées dans le processus créatif sous entendu ; sauf dans le cas de diffusion (encre, obscurité, lumière…).

L’espace et le temps deviennent un terrain d’investigation instinctif dans ce sujet.

S. Ladic

 

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